Caméras couplées à des logiciels de reconnaissance faciale dans les gares, les aéroports ou lors de grands événements : cette technologie, longtemps cantonnée à quelques usages expérimentaux, gagne du terrain dans plusieurs pays européens, sous des cadres juridiques très variables d’un État à l’autre.
Les partisans de ces dispositifs mettent en avant leur efficacité pour repérer des personnes recherchées ou prévenir des attentats. Les opposants redoutent une normalisation progressive de la surveillance de masse, où chaque déplacement dans l’espace public pourrait être tracé sans consentement explicite.
Un cadre encore incomplet
Le règlement européen sur l’intelligence artificielle encadre désormais certains usages de la reconnaissance faciale en temps réel, sans les interdire totalement. Les exceptions prévues pour les forces de l’ordre continuent d’alimenter un débat vif entre impératifs sécuritaires et protection des libertés individuelles.

