Une faible part des semi-conducteurs mondiaux est aujourd’hui fabriquée en Europe, alors que ces composants équipent tout, des smartphones aux systèmes de défense. Cette dépendance, révélée au grand jour par les pénuries survenues ces dernières années, a poussé l’Union à investir massivement dans sa capacité de production.
Un enjeu de sécurité autant qu’économique
Au-delà de l’aspect industriel, la question touche directement à la sécurité : des puces produites ailleurs peuvent théoriquement embarquer des vulnérabilités difficiles à détecter, et une rupture d’approvisionnement paralyserait des pans entiers de l’économie et de la défense européennes.
Plusieurs usines de pointe sont désormais en construction sur le sol européen, avec le soutien de fonds publics conséquents. L’objectif n’est pas l’autosuffisance totale, jugée irréaliste, mais une diversification suffisante pour ne plus dépendre d’un nombre restreint de fournisseurs asiatiques ou américains.