À chaque passage de frontière extérieure de l’espace Schengen, les voyageurs non-européens verront bientôt leurs données enregistrées automatiquement par le Système d’entrée/sortie, ou EES. Photographie du visage, empreintes digitales et données de passage remplaceront le traditionnel tampon apposé sur le passeport.
L’objectif affiché est double : repérer plus facilement les personnes qui dépassent la durée de séjour autorisée, et fluidifier le passage aux frontières grâce à des sas automatisés. Plusieurs aéroports européens testent déjà ces portiques biométriques, qui réduisent le temps de contrôle pour les voyageurs en règle.
Une mise en place progressive
Le déploiement complet du système, initialement prévu plus tôt, a été retardé à plusieurs reprises en raison de la complexité technique de l’interconnexion entre les postes-frontières des vingt-sept États membres. Les associations de défense des droits numériques surveillent de près la durée de conservation de ces données biométriques.